01 mai 2008

Les preuves en faveur du christianisme (Partie 6)

L'existence de Dieu seule peut expliquer nos attentes en matière de justice.


Cela suit notre précédent article sur le sens moral. C'est Emmanuel Kant qui a été le plus loin dans le développement de cet argument. Tous les hommes expérimentent l'injustice dans leur vie. Nos attentes et nos espérances que la justice sera rendue ne peuvent être satisfaites dans cette vie : les méchants prospèrent tandis que les justes souffrent. Pour que notre notion de justice est une signification, il faut qu'il y ait un jugement après la vie opéré par un Juste juge : Dieu.


D'après Defending the faith

06 mars 2008

Croire en la Trinité, n'est-ce pas croire en une contradiction logique ?

Le mot « Trinité » ou « Tri-unité » n’apparaît nulle part dans la Bible. « Trinité » est simplement le terme employé par les théologiens pour décrire le Dieu qui se révèle dans la Bible. Dans le livre Et l’homme créa les dieux (1) sur l’origine du phénomène religieux, l’auteur explique que les chrétiens croient en « (…) trois personnes [qui sont] en réalité une seule personne en étant trois personnes (…). » Ce qui serait en fait, mis dans ces termes, une contradiction logique : Dieu ne peut pas être à la fois une personne et trois personnes à la fois. Cependant, la formulation ci-dessus témoigne d’un manque d’information sur la formulation exacte de la doctrine de la Trinité élaborée par l’Eglise au cours des siècles.

La doctrine de la Trinité se résume par l’affirmation (a) de l’unicité de la Divinité (il n’y a qu’un seul Dieu) ; (b) de l’existence de trois personnes au sein de l’unique Divinité ; (c) de l’égalité de ces trois personnes au sein de la Divinité. Cette affirmation n’est pas contradictoire.
En effet, pour qu’il y ait contradiction, nous devons affirmer que « X est non-X ». Dans notre cas, ceci se traduirait par l’affirmation suivante : « Dieu est unique en une personne et en trois personnes ». Affirmer que Dieu est un ou trois (c'est-à-dire non un) en même temps et dans le même sens est contradictoire en soi. Cependant, notre formulation de la doctrine dit que Dieu est unique en un sens et trois dans un autre sens : « Dieu est unique dans son essence et trois personnes égales et distinctes. » De plus, bien que chacune de ces trois personnes participent entièrement à la nature divine, la doctrine ne devient pas un tri-théisme puisqu’il y a encore un Dieu unique et non trois dieux indépendants.

Chaque personne reconnaîtra qu’il y a là un mystère qui en révèle un moins grand : Dieu n’est pas à « portée de main ». Nous ne connaissons de Dieu que ce qu’Il a bien voulu nous révéler de Lui. Le génial Créateur de l’univers quand Il se révèle est comme un père qui babille avec son enfant. Du fait de notre statut de créature, nous n’avons pas la capacité de comprendre entièrement qui est Dieu. Dans un sens, Dieu est incompréhensible. Mais, ce qui est génial, c'est qu'il nous offre la possibilité de le connaître tel qu’il est vraiment par son Fils Jésus-Christ : Dieu venu habiter parmi les hommes (Jean 1:18).

(1) Et l'homme créa les dieux : Comment expliquer la religion, Paris, Éditions Robert Laffont, 2001, p. 293

01 octobre 2007

L’évolution sociobiologique peut-elle expliquer le sens moral ?

Je crois par exemple qu'on a tendance à éternuer à peu près tous de la même manière à travers les cultures dans le monde, pour la simple raison que l'on est issue de la même espèce, avec des systèmes respiratoires fatalement ressemblants … qu'on a besoin, comme pas mal de choses grouillantes également sur Terre, de manger, dormir, se reproduire, exister le plus longtemps possible ... Les hommes, comme les fourmis, les loups, etc ... vivent en groupes. Par nécessité, le corps amène à une forme d'existence. Avant d'écrire en lettre d'or la "Loi", je crois qu'il tombe un peu sous le coup du bon sens le plus crétin qu'on vis tout de même mieux ensemble si on évite de s'arracher les boyaux à longueur de journée en forniquant. Et les codes institués, les règles du groupe apparaissent, pour formaliser des évidences produites par l'expérience, plutôt qu'une conscience innée.


L’argument ici exposé est que le sens moral n’est pas inné mais il est le fruit de l’évolution : « Cela ne peut pas vous venir à l'esprit que le bon sens, la logique, aussi bête qu'une pomme qui tombe au sol, des contraintes concrètes font qu'à travers les âges, on a tendance à converger vers les solutions les plus logiques ? » Le sens moral de quelqu’un n’est pas quelque chose que chaque être humain possède intrinsèquement à la naissance mais quelque chose qui s’acquièrent au fur et à mesure.

A mon sens, il y a un problème fondamental à cette explication, c’est qu’elle n’explique pas ce que nous appelons le sens moral. En disant cela, ce que le naturaliste (ou évolutionniste ou empiriste) explique quand il cherche à expliquer le sens moral en terme naturaliste, n’est pas la moralité du tout. Il est entrain d’expliquer quelque chose de différent.

La question à laquelle nous tentons de répondre est : « Pourquoi quelqu’un devrait être altruiste et non égoïste ? » Nous cherchons à connaître la raison pour laquelle nous nous sentons poussés à être tourné vers l'autre et non sur nous-mêmes.

La réponse donnée par les naturalistes est la suivante : quand nous sommes égoïstes, cela handicape le groupe. En d’autres termes, peut-être plus explicite, « je crois qu'il tombe un peu sous le coup du bon sens le plus crétin qu'on vit tout de même mieux ensemble si on évite de s'arracher les boyaux à longueur de journée en forniquant. » Mais voyez-vous, la réponse donnée n’en est pas une parce qu’elle présuppose une autre valeur morale : celle de nous sentir concernés par la bonne santé du groupe.
D’où la question : « pourquoi devrions-nous sentir concernés par la bonne santé du groupe ? » la réponse « tombe là aussi sous le coup du bon sens » : parce que sinon les groupes ne survivront pas, et si les groupes ne survivent pas alors l’espèce ne survivra pas. Ensuite, vous pouvez imaginer la prochaine question : « pourquoi devrions-nous prendre soin de la santé de l’espèce et de si l’espèce survit ou pas ? » Comprenez-vous où je veux en venir ? Le problème avec toutes ces réponses qui tentent d’être des justifications ou des explications des règles morales, est que celles-ci dépendent elles-mêmes d’une règle morale admise au préalable. Par conséquent, elles ne peuvent véritablement expliquer le sens moral. Toutefois, quand nous posons la question : « pourquoi devrions-nous être concernés par l’espèce vivante ? » la prochaine réponse mettra fin à la série de question, et nous connaîtrons l'origine de la moralité. La réponse est que nous devrions être concernés par l’espèce parce que si l’espèce disparaît, alors nous ne survivrons pas nous-mêmes. Autrement dit, si l’espèce est en voie de disparition, alors mes propres intérêts vont être en voie de disparition.

Par conséquent, pour être bref, le raisonnement est le suivant : je ne devrais pas être égoïste parce que c’est mieux pour le groupe, ce qui est mieux pour l’espèce, ce qui est mieux pour moi. D’où, pourquoi ne devrais-je pas être égoïste ? Parce que c’est mieux pour moi. Mais regarder à ce qui est mieux pour moi, est à proprement parler de l’égoïsme. Ainsi, tout ce qui est appelé description de l’origine du sens moral en est réduit à cette proposition absurde : je devrais moralement ne pas être égoïste de sorte que je puisse être totalement égoïste.
Cela n’a aucun sens parce que nous savons que le sens moral ne peut être simplement réduit à de l’égoïsme. Nos règles morales sont toujours faîtes contre l’égoïsme et pour l’altruisme. Elles sont contre l’égoïsme et pour l’opposé. Il est absurde de définir quelque chose en disant que c’est son opposé. Quand vous pensez à ce qu’être moral implique, vous ne pensez pas que la moralité est vraiment de l’égoïsme purement et simplement.

Le sens moral est tout à fait différent. Quand nous cherchons une définition du sens moral, nous savons que cela ne traite pas de l’égoïsme, puisque nous cherchons à expliquer pourquoi nous ne sommes pas égoïstes. D’une part, les naturalistes font passer le sens moral en douce dans l’équation en décrivant le comportement qui est sensé être expliqué par l’évolution, donc leur définition dépend de la moralité pour faire leur explication. D’autre part, les descriptions et explications finissent en étant réduit à de l’égoïsme, ce qui n’est pas ce qu’ils essayaient d’expliquer. Ils essayaient d’expliquer pourquoi quelqu’un ne devrait pas être égoïste et non pourquoi quelqu’un devrait être égoïste.

D'après une traduction libre et partielle de Evolution can't explain morality de Greg Koukl.

22 septembre 2007

Evaluation des religions orientales

D'après un article de Ellis Potter : Evaluating Eastern Religions


Beaucoup de personnes croient qu’au commencement le monde était parfait. Une grande majorité de l’humanité tombe d’accord sur le fait que quelque chose de terriblement mauvais est arrivé, qui fait que le monde n’existe plus dans l’état parfait dont il jouissait auparavant. Nous sommes par conséquent dans le besoin d’avoir une représentation exacte englobant : ce qui arriva de mauvais dans le monde et comment remédier au problème. Les enseignements des religions orientales disent que le monde sera restauré dans son état de perfection à travers une parfaite unité. De ce fait, la base des religions orientales est le concept qui énonce que « tout n’est qu’un ».
Cependant, la solution au problème du monde, révélée dans les Ecritures, est que Dieu lui-même, entre dans la création, et en devient une partie intégrante. Le salut devient possible à cause de la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus Christ.

1. Introduction


Les trois cercles représentent les trois principales visions absolues du monde. Nous verrons que la deuxième de ces visions du monde aboutit logiquement à la première, nous laissant avec seulement deux visions du monde, qui sont effectivement viables.
Une catégorie absolue, est assez générale pour que tous les aspects particuliers s’y retrouvent. Donc ces trois cercles sont supposés englober tous les aspects de la vie, car ce sont des absolus.

2. Une vérité absolue

En tant que chrétien nous croyons qu’il y a une vérité et que c'est Dieu qui nous l’a révélée, et que la Bible – et rien que la Bible – en est l’exacte révélation. Les non-chrétiens trouvent ceci profondément offensant, en particulier ceux qui sont impliqués dans le courant New Age . Les croyants sont alors accusés d’arrogance parce qu’ils proclament qu’ils détiennent la vérité.

Ceux qui n’ont pas la foi présentent souvent la vérité comme silencieuse et passive, attendant d’être découverte. La Bible est en ferme opposition à ce concept. La première chose que nous savons de Dieu est qu’Il parle et que sa Parole est la vérité.

3. Ce que nous avons en commun

Par delà le monde les hommes ont des expériences très similaires. Chacun est conscient de sa propre existence et de la réalité autour de lui. La plupart des gens dans le monde – dans toute l’histoire du monde – ont cru qu’originellement la réalité était parfaite et que quelque chose de terrible s’est produit pour que ce ne soit plus parfait aujourd’hui.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une très longue discussion avec une personne pour s’apercevoir qu’il ou elle est convaincu(e) que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde, et quelque soit cette chose, il faut y remédier. D’où la question : comment pouvons-nous avoir une représentation exacte – une vision du monde exacte – dans laquelle nous comprenons correctement l’état des choses ?

Les chrétiens reconnaîtront immédiatement que le christianisme répond à ce qui s’est mal passé dans le monde mais aussi comment le monde peut être racheté : Dieu a créé le monde et il était parfait, le monde parfait a été détruit par le péché. Nous sommes maintenant dans le besoin d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre.

Dans cette structure basique de la réalité et de l’histoire nous sommes en communion avec presque tout le reste du monde. Ceci est une expérience partagée que toute l’humanité a en commun.

4. Le Monisme

Le premier cercle est appelé monisme ou « un-isme ». En gros l’idée qui est la base de tout le mouvement New Age est que tout n’est qu’un. Cette idée est très attirante et puissante car si tout est un alors tout est dieu. Dans cette vision du monde, on croit trouver la paix et l’unité parfaite. Il n’y a aucun conflit ou controverse – je ne peux pas te détester quand je fais partie de toi.

La doctrine du karma et de la réincarnation de l’hindouisme et du bouddhisme est nécessaire pour soutenir cette doctrine de l’unité. L’illumination, c'est la réalisation de l’unité. Il y a un modèle simple selon cette vision du monde. A l’origine, tout n’était qu’un. Mais nous sommes entrés dans l’illusion de la diversité et des relations humaines et nous devons de ce fait être illuminés pour que l’unité originelle puisse revenir.

Dans le premier cercle ou tout n’est qu’un, la haine est mauvaise. Ceci nous va bien à nous les chrétiens ! Cependant, l’amour est aussi mauvais. Pourquoi cela ? Parce que « un » est tout ce qui a de bon. Deux est mauvais, trois est pire. Seul un est bon. Pour pouvoir être illuminé, on doit arrêter de détester - mais il ou elle doit arrêter d’aimer. Il faut cesser les relations. Les Bouddhiste ne parleront jamais de l’amour du Bouddha. Ils parleront plutôt de la compassion du Bouddha. « Compassion » est un désir de t’aider à aller vers l’unité. Mais l’amour est reconnaître qui vous êtes en tant qu’individualité propre, donc ce n’est pas toléré.

Le premier cercle me demande de rejeter mon expérience de moi-même et de la transcender. En revanche, la Bible me dit que je peux aller vers Jésus tel que je suis. Totalement : je vais vers lui avec mon corps, mon esprit, mes émotions, mon travail, ma créativité et ma personnalité. Je commence avec tout ce que je suis, et chaque aspect de mon être est sauvé par Jésus-Christ. Dans le premier cercle, on me demande d’abandonner mon corps, mon esprit, mon individualité et mes relations.

5. Le Dualisme

Le premier cercle possède une certaine logique. Les hommes regardent autour d’eux et voient une unité très puissante dans le monde. Il y a une terre, un ciel, un soleil, un cycle de saisons, par suite ils voient la puissance de son unité et pensent : « l’unité est bonne ! ». Dans le deuxième cercle, cependant, les hommes voient que le monde est constitué d’opposés. Il y a le chaud et le froid, le dur et le mou, le doux et l’amer, le male et la femelle, la bonté et la cruauté, la lumière et l’obscurité. La réalité que nous expérimentons, selon cette vision du monde, peut être vue en opposés. Ces personnes-là se disent que la réalité originelle était composée d’une série d’opposés parfaitement équilibrés. Les problèmes que nous vivons à présent sont induits par un déséquilibre. Par conséquent, la solution est de retrouver un équilibre.

En tant qu’absolu, il y a des inconvénients fondamentaux dans cette idée de dualisme. Certaines choses ne trouvent pas leur place dans ce cercle. Quel est l’opposé d’une rivière, de l’histoire, du temps ? Cette vision du monde est donc basée sur une idée qui ne marche pas parce qu’elle ne s’applique pas à tous les aspects de la vie.

Philosophiquement le deuxième cercle est le premier cercle. En effet, dès que le dualisme est absolument stable, absolument équilibré et absolument compréhensible, alors il est absolument statique. Statique, sans mouvement : dès qu’il n’y a plus de mouvement, il n’y a plus de relations d’opposition et cela nous ramène au premier cercle.
Donc, il nous reste deux cercles, l’un est vrai, l’autre est faux.

6. Le Trinitarianisme

Le troisième cercle est le trinitarianisme. Nous acquérons notre connaissance de la réalité de deux manières. La première est par la révélation : Dieu révèle le surnaturel en informations naturelles sur la réalité. Et notre observation de la réalité autour de nous confirme cette révélation. L’autre direction par laquelle nous acquérons notre connaissance est en commençant par l’observation de la réalité autour de nous puis en se dirigeant vers la révélation de Dieu pour confirmer et corriger notre observation.

Il est crucial de retenir les deux aspects, si nous n’avons que la révélation sans l'observation, nous finissons transcendantalistes et supernaturalistes, avec une compréhension très platonique de la réalité. Si nous avons l’observation mais non la révélation nous devenons naturaliste, humaniste et nous adhérons à la théologie naturelle. Nous sommes par conséquent isolés et ne détenons que la moitié de la réalité.

Le troisième cercle est Père, Fils et Saint Esprit. Quand nous regardons autour de nous, nous voyons une très forte unité comme celle que voient les personnes dans le premier cercle. Mais nous voyons aussi une très grande diversité. Dans le premier cercle, les individus décident que l’unité est vérité et que la diversité est mensonge. Nous voyons dans la révélation de Dieu, cependant, qu’en dehors de l’espace-temps, il y a un Dieu qui est trois personnes. Le Dieu de la Bible est parfaitement unifiée et parfaitement diversifié. Par conséquent, celui qui vit dans la vérité de la Parole perçoit l’unité comme bien et la diversité comme bien.

Dans le troisième cercle, la nature des relations, selon la réalité de Dieu, est complémentaire. Il n’y a pas de conflit entre la forme et la liberté : il y a complémentarité.

7. Conclusion

Dans le premier cercle, le problème est la diversité, le deuxième cercle le problème est le déséquilibre, dans le troisième cercle, la réalité parfaite est due à un autre centre d’attention.

La solution au problème du monde, comme le révèle l’Ecriture, est que Dieu lui-même entre dans la création et en devient partie intégrante. Parce qu’il est parfaitement homme et parfaitement Dieu, il a le pouvoir d’accomplir parfaitement quelque chose qui est totalement et complètement centré sur autre chose. Cela constitue la base et le pouvoir pour quiconque accepte et croit à cela de devenir une nouvelle personne et de naître de nouveau avec une nouvelle identité ayant un centre d’attention autre (la personne de Dieu). C'est le salut dans le troisième cercle. Ce quelque chose est la crucifixion. A cause de la crucifixion, cette action ayant un centre d’attention autre, la mort et couverte par la victoire. Nous avons le pouvoir de devenir enfant de Dieu et d’être complètement détourné de notre vie pécheresse centrée sur nous même vers une vie qui a un autre centre d’attention (la personne de Dieu).

29 mai 2007

Réponses aux sceptiques

Réponses aux 10 questions à se poser avant de devenir (ou de rester) chrétien

Vu sur le site web prosélyte www.libresansdieu.org une page web est intitulée « 10 question à se poser avant de devenir (ou de rester) chrétien. » Voici nos réponses.

· Il existe des centaines de croyances et de religions. Pourquoi choisir celle-là ?

Je pense que le christianisme est vrai compte tenu des nombreuses évidences qui montrent qu’il est le système de pensée le plus cohérent, le plus crédible, le plus fiable, celui qui décrit le mieux la réalité.

· Vous dites que la Bible est la Parole de Dieu. Or, les auteurs de la Bible ne sont pas tous connus. Croire en un livre dont vous ignorez la provenance exacte vous semble-t-il rationnel?

Cette question est un peu vague pour avoir une réponse appropriée : quels auteurs de la Bible ne sont pas connus ? Que signifie « être connu » dans cette question ? Cela signifie-t-il « être reconnu » par les non croyants comme Voltaire, Kant, Onfray etc. … ? Que signifie « provenance exacte » ?
Nous pourrions suggérer de lire La nouvelle Bible déchiffrée, L’inspiration et l’autorité de la Bible de René Pache, La passion du livre de John MacArthur pour comprendre qu’est-ce que la Bible pour le chrétien.

· Plusieurs passages de l’Ancien et du Nouveau Testament expriment des opinions qu’on pourrait percevoir comme sexistes, racistes et parfois même génocidaires. Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous qu’un tel livre doive être considéré comme une morale éternelle et universelle ?

La Loi morale de Dieu n’est délivrée par Moïse que dans le Pentateuque. Elle ne contient aucune apologie du sexisme, du racisme et n’incite pas à commettre de génocides, mais elle montre le caractère de Dieu qui est saint, c'est-à-dire à part du mal. Par ailleurs, six commandements du Décalogue sont repris dans la loi française (le repos hebdomadaire, l'honneur rendu aux parents par les enfants, le meurtre, l'adultère, le vol et le faux-témoignage) diriez-vous qu’il s’agit de mauvais commandements ? Les remettriez-vous en cause ? Si oui, par quelle loi morale remplaceriez-vous le Décalogue ? Pourquoi ?

· Laquelle de ces possibilités vous semble la plus crédible :

(A) Dieu (Dieu) envoie Jésus (Dieu) sur terre pour sacrifier Jésus (Dieu) à Dieu (Dieu) pour qu’il ne soit plus nécessaire de tuer et brûler des animaux en sacrifice à Dieu (Dieu). Maintenant tout ce que nous avons à faire c’est de croire en Jésus (Dieu) et nous serons remplis du Saint-Esprit (Dieu, encore) qui nous permettra de connaître Jésus (Dieu) et la volonté de Dieu (Dieu). Jésus (Dieu) intercédera en notre faveur auprès de Dieu (Dieu) pour qu’Il nous pardonne nos péchés. Bien entendu Jésus (Dieu), le Saint Esprit (Dieu) et Dieu (Dieu) sont la même personne.

(B) Jésus était un homme, a prêché à propos de Dieu et a attiré quelques disciples. Certains en avaient marre qu’un révolutionnaire aux idées bizarres vienne jouer dans leurs plates-bandes et l’ont crucifié. Les disciples ont ensuite exagéré l’histoire à un point tel qu’on en a fait une religion.(cette question est inspirée de ce post sur christianforums.com)

Cette proposition est fallacieuse car elle se base sur une mauvaise exposition (compréhension) de la doctrine de la Trinité et du Salut en Jésus-Christ. De plus, les trois quêtes du Jésus historique (fin du 19ème siècle, 1950-60, 1985) se sont toutes soldées par un échec. Nous suggérons en premier lieu la lecture de l’Evangile de Marc qui est le récit le plus fiable concernant l’identité du Jésus historique, en deuxième lieu les lectures des ouvrages La Trinité : mystère futile ou réalité essentielle de David Brown, et, Verdict, complément d’enquête, Chapitre 29 : Jésus sous les feux de la critique de Josh McDowell.

· Dieu dit que tuer est mal. Mais il a lui-même tué plein de gens (Sodome, Gomorrhe, le déluge, etc.) et ordonné à David de massacrer plusieurs peuples. Est-ce moral ? Peut-on attendre cela d’un Dieu d’amour ?

C’est une autre question insidieuse. C’est une caricature de Dieu qui ignore le contexte dans lequel Dieu commanda de détruire ces peuples. Ici, nous recommandons la lecture de La Bible version Semeur, et la lecture du chapitre 4 : Si Dieu tue des enfants innocents, il n’est pas digne d’adoration de Plaidoyer pour la foi de Lee Strobel.

Par ailleurs, est-ce Dieu qui est amour ou l’amour qui est dieu ?

· Y a-t-il des passages de la Bible qui vous semblent scandaleux ? Soyez honnête. Savez-vous pourquoi ils vous choquent ? Pourriez-vous expliquer ces passages ?

Ces passages qui sont scandaleux comme le viol collectif dans le livre des Juges (Chapitre 19) ont pour but de montrer la corruption totale de l’homme. La Bible n’est ni un conte de fées, ni un roman, mais c’est la description réaliste de l’homme qui vit sans Dieu.

· La Bible montre Dieu comme un être qui a des sentiments souvent négatifs : jalousie, colère, etc. Il semble étrange qu’un être infini, de pur amour, puisse ressentir ces émotions si humaines. Comment expliquez-vous cela ?

La jalousie, la colère, « etc. » - bien que je doute que vous puissiez en trouver d’autres - peuvent apparaître comme des sentiments négatifs s’ils sont compris comme de simples anthropomorphismes. Mais, la Bible montre que ces sentiments peuvent être aussi positifs (cf. Remarque). La jalousie de Dieu s’avère être une exclusivité justement réclamée car Dieu, s’il existe, est le Créateur de l’univers, du ciel et de la terre mais aussi de l’homme. La colère de Dieu est justifiée par le fait que les créatures n’honorent pas le Créateur (Romains 1:18, 21). En refusant d’honorer Dieu, les hommes ont commis le crime le plus odieux de l’univers.

Remarque : la jalousie peut en effet s’avérer être positive. N’est-il pas normal d’être jaloux si un homme convoite votre épouse en flirtant avec elle sous vos yeux ? Bien sûr que si ! Le contraire serait étonnant. Cette jalousie est justifiée par le fait que vous avez fait alliance avec votre femme. Il en va de même avec Dieu qui réclame justement toute notre attention.

· L’enfer est un lieu de souffrance éternelle. Or, bien qu’il soit mal de faire souffrir, Dieu enverra les impies en enfer. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce juste ?

Je suggère la lecture de l’article : Je ne peux pas croire en un Dieu d'amour qui voudrait envoyer des gens en enfer et le Chapitre 6 : Un Dieu plein d'amour ne pourrait pas tourmenter les hommes en enfer du livre Plaidoyer pour la foi de Lee Strobel.

· Selon vous, les gens des autres religions iront-ils au Ciel ? Pourquoi ?

A dire vrai, cela ne dépend pas de nous. La Bible nous assure que Dieu jugera chaque être humain de façon impartiale (Romains 2 :2, 2 :11-12) et nous pouvons objectivement lui faire confiance car il connaît chaque être humain parfaitement puisqu’il en est le Créateur. Par ailleurs, un point clé du christianisme est l’affirmation que personne ne mérite d’aller au «Ciel» (nous préférons l'expression « être éternellement dans la présence de Dieu» et son opposé «être définitivement séparé de Dieu»), pas même les chrétiens. Jésus-Christ est la personne qui nous ouvre la porte des Cieux, et le salut est offert gratuitement à quiconque croit maintenant qu’il est Dieu et seul Sauveur et aspire à vivre en conséquence (Romains 10.9, 12.1).

· Les gens qui n’ont jamais entendu parler de Jésus iront-ils au Ciel ? Pourquoi ?

Nous avons répondu précédemment mais vous pourrez lire une discussion dans le Chapitre 5 de Plaidoyer pour la foi de Lee Strobel : Jésus, offense pour les hommes mais seul chemin vers Dieu. Nous suggérons la lecture d’ouvrage tel que Connaître Dieu de James Packer, La croix de Jésus-Christ de John Stott et 50 raisons, pour quoi Jésus doit mourir de John Piper.

Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Evangile de Jean, chapitre 17, verset 3)